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Bishop Duffy High School, Niagara Falls, NY

Bishop Duffy High School, Niagara Falls, NY
Niagara Catholic High School - after it was merged with Madonna High School.

1963: A Misplaced Priority

Darkly handsome in his flowing black cassock, Father Prudhomme paced back and forth. He was angry and we all knew it. I knew it in particular, because I was the one who had set him off. His remarks were spoken to the entire class, but we all knew they were intended for me personally.

It was a lecture on consideration for others, respect for the rights of others, the responsibilities of the press, and on Christian charity. It had been an interesting, if somewhat disconcerting class. Father Prudhomme, our religion teacher, had been talking for nearly an hour when the bell cut him short. He dismissed us, and I walked past him with my eyes averted, glad to have that unexpected ordeal over.

When we got out into the hall, some of the other boys, including some of the football players, just shook their heads and laughed. I was afraid that I might be facing trouble from some of them, but they remained friendly. They were good guys, even if we disagreed on some things.

After school, Father Cartier approached me in the hall with a somewhat sheepish look on his face. I was not the only one who'd had to face Father Prudhomme's wrath. "I guess we both blew it." he said."You know you're off the paper now."

"I'm not surprised," I replied. "I used my position on the paper to let off some steam."

"Too bad." he continued. "You have real potential as a writer. I shouldn't have let you publish that essay, at least not the way you wrote it. It offended too many people."

I have never been an athlete. Even though I enjoy a lot of outdoor activities, I have never had any interest in team sports. They just weren't an important part of my family, as they are in a lot of families. I never saw my father watching a football game on TV or going to a baseball game, and he never encouraged me to join any teams. Team sports just weren't part of my life, and that was OK, but I had gotten tired of having my face rubbed in the cult of sports and the braggadocio that goes with it. Like most high schools in America, varsity basketball and football were everything. If you made the teams, you were someone, but if you didn't, you were a nobody.

I accepted all this, but I could not accept the purchase of an expensive piece of equipment for the football team when the school had so many other educational needs. Bishop Duffy High School was run by the Catholic diocese on a shoestring budget. The building, itself, was adequate for our student body of about 400 boys, but not up to the par of the public high schools. The diocese saved a lot of money by using the priests and monks as teachers and administrators. Most of them were excellent teachers, but the science laboratories were under equipped and the school didn't have a foreign languages laboratory. And here they were spending $7000 on junk for the football team. This was obviously a case of misplaced priorities!

So I wrote my essay complaining about this, filling it as full of irony and sarcasm as I could possibly manage. Father Cartier was my English teacher and he was also in charge of the school newspaper, for which I was a student editor. He read my essay and asked me if I really wanted to print it. He warned me that it would make a lot of people mad. I said I didn't care about that.

The paper came out on Monday afternoon, and it was the following Tuesday morning that Father Prudhomme gave me the benefit of his wisdom. He had received complaints the night before from the parents of the football players. The man who had donated the $7000 told him it felt like the school had spit in his face.

I did feel bad about having offended someone who had tried to do something for the school, but nothing Father Prudhomme said changed my opinion that the priorities of the school were wrong. In thinking about this incident over the years I've never been sorry about what I did, but I do regret the way in which I did it.

My strongest feelings coming out of this were a loss of respect for Father Prudhomme. His hour long, very public, and very personal denunciation of me had been an abuse of his power. In contrast, Father Cartier's quiet and private comments had a much greater effect on me. And yet, I have often wondered why it was that Father Cartier had let me publish that article.

Father Cartier never appeared to be much of an athlete, either.

1963: Une priority mal placée

Grand, sombre et beau dans sa soutane noire, le Père Prudhomme arpentait des va-et-vient. Il était en colère et tous les étudiants de la classe le savaient. Je le savais particulièrement parce que j'étais la cause du problème dont il parlait. Ses remarques étaient adressées à toute la classe, mais tous savions qu'elles me visaient personnellement.

C'était un exposé sur la considération d'autrui, le respect des droits des autres, les responsabilités de la presse et la charité chrétienne. C'était une classe intéressante, mais déconcertante. Le Père Prudhomme, notre professeur de religion, avait parlé pendant une heure jusqu'à-ce que la cloche ait sonné et qu'il ait dû s'arrêter. Il a congédié la classe et je suis passé devant lui sans le regarder, heureux que cette ordalie inattendue fût finie.

Quand nous sommes arrivés dans le couloir, quelques garçons, y compris ceux qui jouaient au football, hochaient la tête et riaient. J'avais peur qu'ils n'aient été en colère contre moi, mais ils sont restés amicaux. C'étaient des gars sympa, quoique nous divergions sur quelques opinions.

Après l'école, le Père Cartier m'approcha avec un air penaud. Je n'étais pas la seule personne à endurer la colère du Père Prudhomme.
— Je pense que nous sommes tous les deux coupables, m'a-t-il dit.
— Le Père Cartier continua : Vous savez… vous ne pourrez plus désormais écrire pour le journal de l'école.
— Cela ne me surprend pas. Je me suis servi de ma position dans le journal pour me défouler.
— C'est bien dommage ! Vous avez un de véritable qualités de rédacteur. Je n'aurais pas dû vous autoriser à publier cet éditorial. Il a offensé beaucoup de personnes.

Je n'ai jamais été athlète. Même si j'aime beaucoup les activités plein air, je ne m'intéressais pas aux sports collectifs. Ils n'étaient simplement pas importants dans ma famille, comme dans beaucoup d'autres d'ailleurs. Je n'ai jamais vu mon père regarder un match de football à la télé ou aller à un match de base-ball et il ne m'encourageait pas non plus à joindre une équipe. Les sports ne faisaient simplement pas partie de ma vie et c'était OK. De plus, j'étais fatigué du culte des sports et du tralala qui l'entourait. Comme pour tous les écoles secondaire en Amérique, le football et le basket-ball étaient tout. Si vous faisiez un sport, vous étiez très important, sinon vous n'étiez personne.

J'acceptais tout cela, mais en revanche je ne pouvais pas accepter l'achat d'une pièce d'équipement très chère pour l'équipe de football quand le lycée avait beaucoup d'autres besoins éducatifs. L'école Bishop Duffy était dirigé par le diocèse catholique avec un petit budget. L'immeuble était adéquat pour quatre-cents garçons, mais ce n'était pas aussi élaboré que dans les écoles publics. Les professeurs étaient excellents, mais les laboratoires scientifiques avaient besoin d'appareils et la école n'avait pas de laboratoire pour les langues étrangères. Cependant, $7000 avaient été dépensés sur un nanar pour le football. C'était évidemment un cas de priorité mal placée !

Donc, j'avais écrit ma rédaction en utilisant autant que possible l'ironie. Le Père Cartier était mon professeur d'anglais et il était responsable du journal de l'école dont j'étais rédacteur. Il avait lu mon éditorial et m'avait prévenu qu'il serait controversé. Je lui avais dit que cela m'était égal.

Le journal était distribué le lundi après-midi et ce fut le lendemain dans la classe de religion que le Père Prudhomme m'insuffla sa prétendu sagesse. Il avait reçu des doléances la veille de la part des parents des footballeurs. Le monsieur qui avait donné les $7000 lui avait dit que c'était comme si l'école lui avait craché sur le visage.

Je me sentais mal d'avoir offensé certaines personnes qui avaient essayé de faire de bonnes choses pour l'école, mais rien de ce qu'avait dit le Père Prudhomme ne changeait mon esprit, à savoir que les priorités du lycée étaient mal placées. Je n'étais pas désolé pour ce que j'avais fait, mais j'étais désolé de la manière dont je l'avais fait.

Après cet événement, j'éprouvais fortement moins de respect vis-à-vis du Père Prudhomme. Sa longue publique et très personnelle dénonciation avait été un abus de pouvoir. A l'opposé, les commentaires calmes et privés du Père Cartier avaient eu un grand effet positif sur moi. Cependant, je me demandais souvent pourquoi Père Cartier m'avait autorisé à publier cet éditorial.

Le Père Cartier ne semblait pas être sportif non plus.