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Charlie's Aunt by Brandon Thomas.
Karyn Perlman, Charlie Schmidtke and Richard Demers.
I played Brasset the Butler and got to drop the tray.

1963: A One-Act Play

During my high school years, the Sunday evening meetings in the basement of the Saint John de La Salle church's chapter of the Catholic Youth Organization - CYO for short - were important social events for me. Students who graduated from the eighth grade of the parish school were encouraged to join. My parents accepted my attendance at CYO meetings as a weekly occurance. Maybe they thought we prayed during the meetings, but we didn't; the CYO was just an excuse to get out of the house. A prefunctory meeting was followed by socializing with friends.

One Sunday evening, a woman showed up at our meeting; let's call her Mrs. Jones as I don't remember her name. She told us a one-act play competition was being held by the Catholic Diocese of Buffalo. She wanted the CYO chapters of Niagara Falls to submit a play; she would be the director. The play she selected had only two characters, a young man and a young woman. She already had a girl from another CYO chapter to play the female part and she was looking for a guy to play the male part.

I had acted in my high school's production of Charlie's Aunt. However, it was only a bit part with only a few lines to say - and a sliver tray to drop at an auspicious moment. I thought it might be fun to try something more ambitious; so I volunteered. This resulted in two rehearsals a week for a month at Mrs. Jones' home - another excuse to get out of the house.

The play, in brief, was about a young man who had decided to enter the seminary to become a priest. His problem was that he needed to tell his girlfriend that he just couldn't ignore the vocation he was sure he had to become a priest. And since Catholic priests are required to be celibate, he couldn't continue to have a girlfriend. Of course, the girl just couldn't see why a handsome young guy would break up with a beautiful sexy girlfriend to become a celibate priest. He had some fast talking to do to convince her it was best for both of them if they broke up immediately.

The problem for me was that the girl I acted with was named Angela and she was indeed an angel. She was of Italian descent and she was beautiful and sexy. She was tall and slender and had the most gorgeous black hair and eyes. I wanted so badly to go out with her that I couldn't quite get into the role I was supposed to play.

It didn't help that Angela already had a boyfriend and expressed no interest in me other than as an actor. We even found it difficult to have a casual conversation. So there we were, with me hot for Angela and Angela who had no interest in me. We had little sympathy for the couple in the play. We memorized our lines and did our best to follow Mrs. Jones' directions but Angela and I never clicked as a plausible couple.

Mrs. Jones said to me: "Rich, look at Angela's beautiful face and see how much she loves you, feel deep in your heart that you really don't want to break up with her, and that you don't want to hurt her. Show her how sorry your are." I tried to feel the emotions she wanted me to show, but when I looked in Angela's face what I saw was indifference.

Mrs. Jones said to Angela: "This is a great guy that you've been going out with since tenth grade. You're so much in love with him that you've been dreaming about marying him and having his babies. And now he wants to go to the seminary. You're not just disappointed, you're mad as hell. Show him with your face, your body and your voice how mad you are." What I heard was the same flat delivery of her lines. Take a guess at how well the play turned out!

After several weeks of practices, Mrs. Jones took us in her car to Buffalo where we dutifully, if unconvincigly, played our parts. Needless to say, we didn't win the competition. I never again saw either Mrs. Jones or Angela.

 

1963: Une pièce de théâtre en un acte

Pendant mes années de lycée, les réunions chaque dimanche soir dans le sous-sol de l'église Saint-Jean-De-La-Salle de l'Organisation Catholique pour la Jeunesse - CYO pour abréviation - étaient très importantes pour moi. Les élèves qui avaient leurs diplômes de la huitième de la paroisse étaient encouragés à s'inscrire. Mes parents ont accepté ma présence aux réunions CYO comme une obligation hebdomadaire. Peut-être pensaient-ils que nous priions pendant les réunions comme de bons garçons et filles Catholiques, mais nous ne le faisaions pas ; le CYO était seulement une excuse pour sortir de la maison. Àprès cette réunion d'affaire superficielle nous socialisions avec les amis.

Un dimanche soir au printemps, une femme est apparue à notre réunion ; nous l'appelerons Mme Jones parce que je ne me souviens pas de son nom. Elle nous a dit qu'il y aurait une compétition parmi les CYO's du diocèse de Buffalo pour produire la meilleure pièce de théâtre en un acte. Elle voulait que les CYOs de Niagara Falls soumettent une pièce ; dont elle serait la directrice. La pièce de théâtre qu'elle a sélectionnée avait seulement deux personnages, un jeune homme et une jeune femme. Elle avait déjà une fille d'un autre CYO pour jouer la femme et elle cherchait un garçon pour jouer l'homme.

J'avais joué dans la production de Charlie's Aunt à mon lycée. Cependant, c'était seulement un petit rôle et je n'avais que peu de lignes à dire - et un plateau argenté à laisser tomber à un moment propice. J'ai pensé qu'il serait amusant d'essayer quelque chose d'un peu plus ambitieux ; ainsi je me suis proposé à la faire. Cela nécessitait deux répétitions chaque semaine pendant un mois chez Mme Jones - une autre excuse de sortir de la maison.

La pièce de théâtre, en bref, portait sur un jeune homme qui avait décidé d'entrer au séminaire pour devenir prêtre. Son problème était qu'il avait besoin de le dire à sa petite copine : il ne pouvait pas ignorer sa vocation d'être prêtre. À partir du moment où les prêtres Catholiques devaient être célibataires, ce n'était pas possible pour lui de continuer à fréquenter une copine. Bien sûr que la fille ne pouvait pas comprendre pourquoi un beau jeune homme romprait avec une aussi jolie et sexy fille comme elle-même pour devenir prêtre et célibataire. Il devait parler vite pour la convaincre qu'il serait meilleur pour tous les deux de rompre immédiatement.

Le problème pour moi était que la fille avec qui je devais jouer s'appelait Angela et elle était vraiment un ange. Elle était d'une famille italienne et elle était très jolie et sexy. Elle était haute de taille et mince et avait des cheveux noirs magnifiques et les yeux noirs. Je voulais sortir avec elle si mal que je ne pouvais pas me mettre dans le personnage que je devais jouer dans la pièce.

Angela avait déjà un petit-ami cela ne m'aidait pas et elle n'exprimait pas du tout d'intérêt à mon égard sauf comme un acteur. Nous même trouvions difficile d'avoir une conversation simple. Et ainsi, nous étions là tous les deux, moi tout ravi d'être avec Angela et Angela qui ne s'interesait pas du tout à moi. Nous avons eu peu de sympathie pour le jeune homme et la jeune femme dans la pièce de théâtre. Nous avons mémorisé nos lignes et nous avons fait un bon travail de suivre les directions de Mme Jones, mais Angela et moi nous ne nous sommes jamais entendus comme un couple potentiel.

Mme Jones m'a dit : "Rich, regarde le beau visage d'Angela et vois à quel point elle vous aime; ressens le au fond de ton coeur que tu ne veux pas rompre avec elle ; et que tu ne veux pas la blesser. Montre-lui comment tu es désolé." J'ai essayé de ressentir les émotions qu'elle voulait faire ressortir, mais quand je regardais le visage d'Angela, tout ce que je pouvais voir était l'indifférence.

Mme Jones a dit à Angela : "Cet homme est un gentilhomme avec qui tu sors depuis la dixième. Tu es très amoureuse de lui et que tu rêves de te marier et d'avoir ses bébés. Et maintenant il veut aller au séminaire. Tu es non seulement déçue, tu es furieuse aussi comme le diable. Exprime-lui avec ton visage, ton corps et ta voix à quel point tu es furieuse." Ce que j'ai vu était la même présentation plate de ses lignes. Devines combien notre pièce de théâtre a été un succès.

Après quelques semaines de répétition, Mme Jones nous a emmenés à Buffalo où nous avons joué la pièce - consciencieusement, mais pas de façon convainquante. Il va sans dire que nous n'avons pas gagné la compétition. Après ça, je n'ai plus jamais revu ni Mme Jones ni Angela.

 

 


Henry IV Part 1 by William Shakespeare.
I played Lord Douglas (in the background).