Enable JavaScript.

 

Two corsages, Niagara Falls, NY

1964: The Rhubarb Corsage

Mrs. Heiman greeted us at her front door. As Joe, Linda, and I entered her home, she began babbling about how handsome Joe and I looked in our rented tuxedos, how pretty Linda's dress was, that Lois was almost ready, and would be down soon. We were double dating for the Bishop Duffy High School Senior Prom.

In my hand were two corsages, a beautiful Orchid corsage in a box that I had bought, and a phony monstrosity in a brown paper bag that I had made myself. With a wink at Mrs. Heiman, I hid the box under the coffee table in her living room.

This was my third date with Lois. The previous had been to see a production of Madam Butterfly, which was very romantic. There really wasn't any question about who I was asking to my Senior Prom; Lois was pretty and intelligent, and we got along so well.

She finally joined us. She was wearing a yellow taffeta gown and her long brown hair was piled high in a fancy hairdo. I told her how great she looked, and with an embarrassed look on my face handed her the brown bag. "I hope you like it," I said, "It's all I could afford."

Lois opened the bag and extracted the phony corsage. It was a large, purple Iris with a hideous pink bow attached to a Rhubarb leaf with black electrical tape. A rusty ten-penny nail was stuck in it as a pin.

She started to say "It's lovely…" but the thought of that hideous concoction being nailed to her beautiful gown must have crossed her mind. Instead, her eyes flashed and she blurted out "If you think I'm wearing that thing…"

I was ready for her reaction, and quickly handed her the real corsage, saying "I hope you like this one a little better." We all had a good laugh as she opened the box.

The Prom was truly a night to remember. We dined and danced at the top of the Hotel Sheraton-Brock in Canada, overlooking Niagara Falls. Lois wore the Orchid corsage, but insisted on bringing the Rhubarb corsage to show her friends.

After the dance, we returned to the United States for a romantic walk and a first kiss on Luna Island. The next morning, I told my mother that I had decided to marry Lois. She panicked, and then suggested we should go to college first.

Lois and I dated over the next four years of college, and I repeatedly asked her to marry me. Her response was always the same, "I'm too busy right now. Ask me after we graduate." It wasn't until the end of Senior year that she finally agreed.

1964: Le bouquet de corsage de rhubarbe

Mme Heiman nous a accueilli à sa porte. Alors que Joe, Linda et moi entrions chez elle, elle a commencé à gazouiller que nous étions habillés très élégamment, que Lois était presque prête et qu'elle descendrait bientôt. Joe et moi portions un smoking et Linda portait une longue robe de bal. Nous allions ensemble au bal de fin d'année pour les plus vieux étudiants de l'école secondaire Bishop Duffy.

Dans la main, j'avais deux bouquets de corsage, un bouquet d'orchidée dans une boîte que j'avais acheté et une chose affreuse et bidonne dans un sac brun que j'avais fait moi-même. D'un clin d'œil j'ai fait signe à Mme Heiman et j'ai caché la boîte sous la table basse du salon.

C'était la troisième fois que Lois et moi sortions ensemble. La dernière fois, nous avions assisté à l'opéra Madame Butterfly qui était très romantique. Naturéllement, j'allais l'inviter au bal ; Lois était jolie et intelligente et nous étions bien ensemble.

Elle nous a rejoint finalement. Elle portait une robe longue de taffetas jaune et ses cheveux bruns étaient relevés. Je lui ai dit qu'elle était très jolie et avec un air embarrassé je lui ai donné le sac brun. « J'espère que vous l'aimeriez, disé-je, c'est tout ce que je peux vous offrir. »

Elle a ouvert le sac et elle a extrait le bouquet bidon. C'était un grand iris violet qu'un ruban rose hideux attachait à un feuillage de rhubarbe, le tout fixé par de l'adhésif noir d'électricien. Un clou de charpentier y était enfoncé en guise d'épingle.

Lois osa dire : « C'est joli… » Mais l'image de cet assemblage hideux cloué à sa belle robe lui traversait l'esprit. Au lieu de cela, elle me dît, avec des yeux étincelants : « Si vous pensez que je porterai cette chose-là… »

Je m'attendais à sa réaction et je lui ai donné la boîte avec le vrai bouquet en lui disant : « J'espère que vous aimerez un peu mieux ce bouquet. » Ensemble, nous avons éclaté de rire pendant qu'elle ouvrait la boîte.

La soirée fut vraiment mémorable. Le dîner et le bal se passaient au dernier étage à l'hôtel Sheraton-Brock, un hôtel qui se trouvait au Canada et qui dominait les chutes du Niagara. Lois portait le bouquet d'orchidée, mais avait insisté d'apporté le bouquet de rhubarbe pour le montrer à ses amis.

Après le bal, nous sommes retournés aux Etas-Unis pour une promenade romantique à Luna Island et pour notre premier baiser. Le lendemain matin je disais à ma mère que j'avais décidé de me marier avec Lois. Elle a paniqué, ensuite elle a suggéré que nous allions d'abord à l'université.

Lois et moi sommes sortis ensemble pendant les quatre années à l'université et je lui proposais très souvent de nous marier. Sa réponse chaque fois était la même : « Je suis trop occupée maintenant. Propose-moi plus tard, après que nous avons reçu nos diplômes. » Ce ne fut qu'à la fin de la quatrième année qu'elle consentît finalement.

Double dating with Joe and Linda