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1965: A Dirty Job

I took one look into the dark machine in which I would have to crawl on my hands and knees and said "Not on your life!"

It was my first day of work in a chemical factory the summer after my first year of college. The foreman, a big, loud man named Harry took me to a large, boxy machine with a conveyer belt running into it. He opened an access panel, handed me a work light, a brush and a vacuum cleaner. "Go in there and clean it," he told me.

Inside the machine, I could see a conveyer belt and gas jets. I stepped back from the machine. "Don't worry." Harry said. "The gas jets and the power to the conveyor belt have all been disconnected." But I still wasn't convinced I wanted to go into any machine that reeked of chemicals and looked like a crematory.

Harry let out a disgusted sigh. "OK, OK, follow me," he said. He crawled into the drying oven, and I had no choice but to follow. All of the regular employees had caught on that I was balking and were making cackling noises at the chicken college kid. I spent the rest of the day, except for lunch and breaks, by myself in that oven. At the end of the day, Harry came back to check out the work I had just finished. "Am I going to be doing this every day?" I asked him.

"No." he grunted. "That's just what needed to be done today." I breathed a sigh of relief. I would have quit on the spot if he had answered differently.

The next day, I met Joe McKee, another college kid, who was just starting work that day. He would be my partner for the rest of the summer. This time, Harry brought us to the top floor of a different building. All we could see were a set of large domes set in holes in the metal-grid floor. On top of each was a large, vertically mounted electric motor, a lot of pipes, and a manhole cover. Harry took us to one of them. "Open up the manhole cover. I'll be back in an hour."

The lid was clamped to the reactor vessel by at least thirty large clamps. As we worked to remove them, other men came along and disconnected the chemical input pipes and the electrically to the motor.

Joe and I were peering into the reactor when Harry returned. It was a hugh bottle, three meters wide and ten meters deep. Down the center ran a steel shaft to which two sets of large, rounded propeller blades were attached. On the sides were tubes that gurgled as if water was flowing through them. The strangest of all was that everything in this giant vessel was coated by a lustrous blue glass, that was covered by a milky substance.

"That white skin is what we make here." Harry said. "It's polyvinyl chloride resin, PVC for short, and it's used to make plastics. After the reaction finishes, it's piped to the drying ovens, and then the powder is ground up and bagged. We need to open up the reactors and clean them out after every couple of batches, . And that's what you're going to do most days this summer."

Joe was my partner for the rest of this summer and the next. Cleaning reactors wasn't easy work. The PVC resin became rubbery and hard at the top of the propeller shaft. To remove it we had to use a hammer and a very sharp chisel, while standing on a ladder. While one of us worked in the reactor, the other stayed outside watching, as a safety man. We took half hour turns. It was hard, tiring work that often resulted in bloodied knuckles. The resin masses were rough and the chisels slipped frequently.

The summers I worked in the chemical factory were motivated me to finish college. I just couldn't imagine myself stuck for life in that kind of a job, doing the same manual tasks over and over again, working for bosses like Harry.

I believe every kid should have at least one dirty job, to learn how most people earn their livings, and to encourage them to finish their studies. My son Richard spent a summer working in a freezing hamburger packing plant, and my son Adam worked in the laundry of a large hospital. From what they told me, those jobs qualified.

But perhaps, their jobs shouldn't be quite as dirty as what I did at Goodyear. A lot of attention was paid to safety, but we worked in jeans and tee-shirts that provided no special protection from the residues of chemicals remaining in the reactors. We thought little of it at the time, but several years later, I read an article in a magazine about the number of cancers that had been found among the employees that cleaned reactors in that factory. Accompanying the article was a picture of a man dressed in a space suit for cleaning a reactor.

1965: Un travail sale

Je regardais dans la machine sombre dans laquelle je devrais marcher à genoux et aussitôt rapidement j'ai dit : « Jamais de la vie ! »

C'était mon premier jour de travail dans une usine chimique, en été après ma première année à l'université. Le patron, un homme grand et fort, qui s'appelait Harry, m'avait amené à une grande machine. Il a ouvert une porte d'accès, m'a donné une lampe, une brosse et un tuyau d'aspiration. « Allez-y et nettoyez là ! » m'a commandé Harry.

Dans la machine je pouvais voir un tapis roulant et des appareillages à gaz. Je me suis éloigné de la machine. « Ne t'inquiètes pas, m'a dit Harry. Le gaz et l'électricité sont déconnectés. » Mais je n'étais pas convaincu de vouloir entrer dans une machine qui ressemblait à une fournaise crématoire.

Harry a soupiré avec dégoût. « OK, OK, suivez-moi ! » m'a-t-il dit. Il avança à genoux dans l'étuve, je n'avais pas le choix et je l'ai suivi. Des employés à plein-temps avaient appris que j'étais hésitant et avaient commencé à coqueter comme des poules.

J'ai travaillé tout seul dans l'horrible machine et à la fin de la journée, Harry est revenu pour examiner mon travail. Il m'a dit:
— C'est bien fait.
— Devrais-je faire ce travail chaque jour ?
— Non. C'est juste que nous avions besoin de le faire aujourd'hui.

J'ai soupiré. J'aurais quitté le travail s'il m'avait répondu autrement.

Le jour suivant, je rencontrais Joe McKee, un autre étudiant qui à commençait à travailler ce jour-même. Harry nous a amenés au dernier étage d'un autre bâtiment. Tout ce que nous voyions étaient de grands dômes sur le plancher métallique. Au sommet de chaque dôme il y avait un moteur électrique, beaucoup de tuyaux et une plaque d'égout. Harry nous amenait à l'un d'entre et il nous dit, « Ouvrez la plaque d'égout. Je reviendrai dans une heure. »

La plaque d'égout était attachée au dôme par au moins trente grands étaux. Pendant que nous travaillions, d'autres hommes sont arrivé et déconnecté les tuyaux pour les chimiques et l'électricité du moteur.

Joe et moi regardions dans le réacteur quand Harry est revenu. C'était une grande bouteille de trois mètres de large et dix mètres de profondeur. Il y avait un arbre de transmission avec deux hélices. Aux côtés, beaucoup de tubes réfrigérants gargouillaient comme si l'eau coulait dans leur intérieur. La chose la plus étrange était que tout était couvert d'un verre bleu et brillant, mais le verre était recouvert d'une pellicule blanche comme du lait.

« La pellicule blanche est ce que nous faisons ici. C'est le polyvinil de chlorure, le PVC, qui est utilisé pour faire les plastiques. Après la réaction finie, il est envoyé aux étuves pour sécher et puis il est écrasé et mis dans les sacs. Il faut que nous nettoyions le réacteur après deux fournées et ce sera votre travail la plupart des journées cet été, » nous a dit Harry.

Joe était mon partenaire pour le reste de l'été et l'été suivant. Nettoyer les réacteurs n'était pas un travail facile. La résine de PVC devenait du caoutchouc très dur au sommet de l'arbre de transmission. Pour l'enlever, il nous fallait un marteau et un burin aiguisé pendant qu'on était debout à l'échelle. Pendant qu'un d'entre nous travaillait dans le réacteur, l'autre restait dehors pour veiller à la sécurité. Nous faisions des tours toutes les demi-heure. C'était un travail fatiguant qui avait souvent pour résultat des articulations de doigts ensanglantés. La résine était rugueuse et les burins glissaient fréquemment.

Les étés où je travaillais dans l'usine chimique me motivé à finir mes études à l'université. Je ne m'imaginais pas rester dans ce type de travail, en faisant les mêmes tâches chaque jour, en travaillant pour un patron comme Harry.

Je crois que chaque môme doit avoir fait au moins un travail sale, pour apprendre comment la plupart des gens gagnent leur vie et pour les encourager à finir leurs études. Mon fils Richard a travaillé pendant un été dans une usine glaciale qui faisait les hamburgers et mon fils Adam a travaillé dans la blanchisserie d'un grand hôpital. D'après ce qu'ils m'ont dit, ces travaux pouvaient être bien qualifiés de sales.

Mais peut-être que leur travail ne devait pas être aussi sale que celui que j'avais fait dans l'usine chimique. Beaucoup d'attention était accordé à la sécurité, mais nous travaillions habillés d'un jean et d'un t-shirt qui ne nous protégeaient pas des detruits chimiques dans les réacteurs. Nous n'y pensions pas à ce moment, mais plusieurs années plus tard, j'ai lu un article dans un magazine au sujet du nombre de cancers parmi les hommes qui nettoient les réacteurs dans cette usine. Il y avait une photographie d'un homme qui était habillé avec une combinaison spatiale pour nettoyer les réacteurs.