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A peasant woman with a rake by Vincent Van Gogh.

1966: The Counterfeiter

Another job I occasionally did in the chemical plant was filling bags with resin for shipment. After the resin was dried, it was ground to particles of the same size and stored in a big hopper. Below each hopper there was a scale and a sewing machine. I monitored the weight while each bag was being filled with resin, sewed the bag shut, and then put it onto a pallet. It was a boring, repetitive job. Sometimes I had to wait while more resin was being ground, and one of those times, I started doodling with a black crayon on an empty bag.

That summer, I had become fascinated with the French Impressionists. I had read several books about them and studied their paintings. I had even attempted to copy a few of their drawings, and that's what I did on one of the empty resin bags. It was a drawing by Vincent Van Gogh of a woman working in a field. I even added Van Gogh's typical "Vincent" signature on the bottom of the drawing as if my poor imitation was a counterfeit of the real thing. I was quite pleased at how well I had copied it from memory. Eventually, there was more resin in the hopper, so I filled the bag, sewed it, and stacked it on a pallet. Soon, this bag was buried under several layers of additional bags and I moved the pallet into the warehouse.

Several days later, I overheard Harry, my boss, asking several people "Who's Vincent? Anybody know? Who the hell does he think he is, drawing stupid pictures all over a bag of product? I had to rebag the resin for shipment. It must be one of those damn, know-it-all, college kids. If I find out who did it, I'm going to fire his ass! "

I never confessed to being the counterfeiter, and no one else knew what I had done. At least, no one squealed on me.

1966: Le faussaire

Un autre travail que je faisais de temps en temps dans l'usine chimique était de remplir des sacs avec de la résine pour l'expédition. Après que la résine était séchée, elle était moulue à des particules de même taille et elle était rangée dans un grand coffre. Au-dessous de chaque coffre il y avait une balance et une machine à coudre spéciale. Je contrôlais le poids pendant que chaque sac était rempli de résine et puis j'en cousais la bouche et je le mettais sur une palette. C'était un travail ennuyeux et répétitif. De temps en temps je devais attendre pendant que plus de résine était moulue et une fois, j'ai commencé à gribouiller avec un crayon noir sur un sac vide.

Cet été-là, j'étais devenu fasciné par les impressionnistes français. J'avais lu quelques livres, j'avais étudié leurs peintures et en plus j'avais essayé de copier quelques dessins. À ce moment-là, c'est ce que j'ai fait sur un sac vide. C'était un dessin de Vincent Van Gogh à propos d'une femme qui travaillait dans un champ. D'ailleurs, j'ai même ajouté le nom « Vincent » au bas du dessin, qui était typique de Van Gogh, comme si ma pauvre imitation était une contrefaçon du vrai vrai. J'étais très heureux d'avoir pu le faire sans utiliser que ma mémoire. Finalement, il y avait encore de la résine dans le coffre, donc j'ai rempli le sac, je l'ai cousu et je l'ai mis sur la palette. Bientôt, ce sac était enseveli sous d'autres sacs et j'ai mis la palette dans l'entrepôt.

Quelques jours plus tard, j'ai entendu par hasard Harry, le patron, demander à plusieurs personnes : « Qui est Vincent ? Quelqu'un connaît ? Pour qui se prend-il à faire un dessin stupide sur un sac de produit ? J'avais dû ensacher la résine dans un autre sac pour l'expédition. Ça doit être un de ces mômes fichus de l'université qui croient tout connaître. Si je trouve celui qui l'a fait, je le renverrai ! »

Je n'ai jamais avoué être le faussaire et personne n'a jamais su ce que j'avais fait. Au moins, personne ne m'indexa.