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The dome of Old Main at Canisius College, Buffalo, NY

1967: A College Prank

Dressed in black, like commandos on a raid into enemy territory, John and I crept quietly along the edge of the roof of the oldest building on campus. We went past the base of its golden dome and went to the corner of the roof. At an outdoor loud speaker, John stripped the end of a wire and began connecting it. I took the rest of the wire to the side of the building, dropped it over the edge, and watched it unroll.

A window opened below me and our friend Greg reached out to grab the dangling wire. He was in a professor's office that he had broken into. He attached the wire to the end of a second that had once connected the college's radio station to an antenna on the roof of our dormatory. We could now use it because the radio station had been cancled and all of its equipment removed. Greg closed the window and quietly left the office.

When John finished connecting the wire to the loud speaker, we started back across the roof to the elevator, which we had locked at the roof level by sticking a screwdriver into the door mechanism. John was ahead of me and was approaching the elevator. As I passed the dome, an access door at its base opened suddenly. A man jumped out and ordered us to stop. I ran for the elevator and John closed the elevator just in time. John and I laughed all the way to the ground, where we met Greg.

The three of us returned to our dorm and finished making our connections. John and I climbed the stairs to the dorm's roof. John attached a third wire to the end of the second that had originated in the professor's office. I carried this wire to the edge of the roof over the window to John and Greg's room and let it drop. Greg, by now in the room, opened its window and grabbed the wire. After that, it was simple to connect it to John's stereo system. A quick test proved that the system was working.

The next morning, there was an assembly of the students in the Army ROTC corps to hear a talk by a general. He had inspected the corps and walked to the podium, but as he began to speak, he was interrupted by the staccato sounds of machine gun fire and the screams of wounded men. Everyone was startled and looked for the source of the sounds of battle. It was only our recording.

Needless to say, the administration was terribly embarrassed by this disruption. An investigation was immediately launched. They easily found the wire that was connected to the loudspeaker and entered the professor's office, but no one seemed to know where the second wire went. They never found the third wire in our dorm because we had removed it right after the prank.

Altogether, this had been a very good prank. We had protested the presence of the military on campus, and no one had been hurt. It had been great fun watching the army officers ducking their heads at the sound of machine gun fire. But why had we really done this? It was a good practical joke on the military, but was it more than that?

A terrible war was being fought in Viet Nam, and kids our age were coming home in body bags, while we were safe in college. As a protest, this prank was pathetic and rather heartless; in fact, it was more a protest that we had been forced to take mandatory ROTC courses for two years, which we all hated. But truthfully, this was just a prank, and the military was just a convenient target; nothing to be proud of.

1967: Une farce à l'Université

Habillés en noir, comme des commandos en train de faire un raid en territoire ennemi, Jean et moi rampions silencieusement sur le bord du toit du plus vieil immeuble du campus. Nous passions la base de son grand dôme doré et allions au coin du toit. À côté d'un haut-parleur en plein air, Jean a décapé le bout d'un câble électrique et commencé à l'attacher. J'ai pris le reste du câble vers le côté de l'immeuble, je l'ai laissé tomber et je l'ai regardé se débobiner.

Une fenêtre s'est ouverte au-dessous de moi et notre ami Grégoire s'est saisi du câble suspendu. Il était dans le bureau d'un professeur qu'il avait cambriolé. Il a attaché le câble à l'extrémité d'un second qui avait connecté la station de radio de l'université à une antenne sur le toit de notre dortoir. Nous pouvions l'utiliser parce que la station de radio avait été annulé et tous ses équipements avaient été éliminés. Grégoire a fermé la fenêtre et est parti doucement du bureau.

Quand Jean a fini la connexion du câble au haut-parleur, nous nous sommes dirigés vers l'ascenseur que nous avions calé au niveau du toit par un tournevis placé dans le système de la porte. Jean était en avance sur moi et s'approchait de l'ascenseur. Quand j'ai passé le dôme doré, une porte d'accès s'est soudainement ouverte à sa base. Un homme a sauté et il nous a ordonné de nous arrêter. J'ai couru à l'ascenseur et Jean a fermé la porte juste à temps. Jean et moi riions jusqu'au rez-de-chaussée où nous avons rejoint Grégoire.

Tous les trois nous sommes retournés à notre dortoir. Jean et moi avons monté l'escalier jusqu'au toit. Il a attaché un troisième câble à l'extrémité du second qui provenait du bureau du professeur. J'ai pris le câble vers le bord du toit au-dessus de la chambre de John et Grégoire et je l'ai laissé glisser. Grégoire, qui se trouvait à présent dans la chambre, a ouvert la fenêtre et a saisi le câble. Après cela, c'était simple de connecter le câble à la chaîne stéréo de Jean. Par un test rapide, nous avons prouvé que le système marchait bien.

Le lendemain matin, il y avait une assemblée des étudiants de la formation militaire pour écouter un discours d'un général de l'armée. Il avait passé les élèves officiers en revue et il avait marché au podium, mais dès qu'il a commencé à parler, il a été interrompu par les sons staccato de mitrailleuses et d'hurlements d'hommes blessés. Tout le monde était surpris et cherchait à comprendre d'où provenaient les sons de la bataille. Ce n'était que notre enregistrement.

Il va sans dire que l'administration de l'université était très embarrassée par cette perturbation. Une investigation fût immédiatement lancée. Ils ont facilement trouvé le premier câble qui était connecté au haut-parleur et qui allait vers le bureau du professeur, mais personne ne savait jusqu'où allait le second câble. Ils n'ont jamais trouvé le troisième câble dans notre dortoir parce que nous l'avions éliminé juste après la farce.

À la fin, cela avait été une très belle farce. Nous avions protesté la présence militaire sur le campus et personne n'avait été blessé. Cela avait été très drôle de voir les officiers militaires si ébahis par les sons de la fusillade. A y voir de plus près, pourquoi avions nous fait cela réellement ? Il n'y a aucun doute c'était une bonne blague sur les militaire, mais se pouvait-il être plus de cela ?

Une guerre terrible sévissiat au Vietnam et les mômes de notre âge revenaient dans des sacs mortuaires, pendant que nous autres étions en sécurité à l'université. Comme protestation, cette farce avait été minable; en fait, c'était plutôt une protestation contre les deux années de préparation militaire obligatoire, que nous détestions. Mais honnêtement, ceci n'était qu'une farce et l'armée était simplement une cible de convenance; pas de quoi être fier.