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Lois' tea cup collection.

1974: A New Piano for Lois

The china cabinet in the dining room of our small home in Endicott contained a collection of delicate china tea cups. Each cup marked a piano competition Lois had won as a child and a teenager. Practicing her lessons on an old upright in her parents living room and participating in piano competitions had been important parts of her young life.

Since then, Lois had graduated from college, gotten married, had two children, worked as a teacher, and had now completed her Masters degree in Special Education. But as busy as she had been through these years, she had missed having a piano to play. Clearly, her graduation present should be a new piano!

I had toured the piano dealers of the Endicott area, but not being a pianist, I hadn't been able to choose among the brands I saw. Some were inexpensive, but I didn't like their sound. Others sounded great, but were far too expensive. And still others were moderately priced and sounded OK, but I didn't know how to choose among them.

Fortunately, my parents came to visit us that Spring. While dad and our two small sons kept Lois busy, mom and I went out to secretly shop for a piano. With her long experience as a pianist, mom was able to help me compare them in terms of sound quality, playability and price. Her ability to play from memory selections from Chopin, List and other great composers convinced the dealers we were serious shoppers. Finally, we decided on a Baldwin console piano.

When we returned to the Baldwin dealer, he approached us immediately, "I am so glad you've returned. Baldwin really is the best piano on the market for its price. Have you decided?"

"There are several good brands that we like." I said. "This piano has a list price of $2800, but what's your best price?"

"For you, today, I could let it go for $2400.

I looked at mom to see what she would say. She thought for a few seconds and said, "Well, that's not too bad a price, but you know, I have an old baby grand with a cracked sounding board and I'd like a new piano too. What kind of a price could you give us for two of them?"

The dealer did some quick calculating and said, "For two pianos, my very best price is $2100 each. You'll never find a better price than that."

"You deliver, right?" mom asked.

"We sure do, and then we'll come back in a month to tune it." the dealer replied.

"Great." mom said. "I live in Massena. When will mine be delivered?"

The dealer looked hard at her. "Mam, I ought to call your bluff. But Massena is at least three hundred miles from here and it would cost me too much to deliver it and tune it."

"It's no bluff. I want the piano."

"I believe you, mam, but I just don't want to deliver a piano that far away."

"No?…. I'm disappointed, but you will honor the $2100 price for my son's piano. Won't you?"

The dealer threw up his hands. "I've been had, but yeah, I'll sell it to him for that price."

A year later, mother bought the same piano from a dealer near her home, but she had to pay $2600. for it.

One last thing to arrange was delivery of the piano in a way that would be a complete surprise to Lois. This was to be done while we were attending the graduation ceremony. Our two young sons were to be watched by a neighbor during the ceremony, and at that time the dealer would install the piano in our living room.

All was hush-hush until Richard, age 4, announced at dinner the night before that "Tomorrow a big truck is coming here!"

"What big truck?" Lois asked.

"Tomorrow is garbage collection day, isn't it?" I asked, "You know how excited they get about garbage trucks."

"No, that's not tomorrow, that's on Tuesdays." Lois replied, quizzically.

"Well, I don't know," I said, as I took Richard into another room to distract him.

After the ceremony, Lois and I returned home to get the boys to go to a fancy restaurant. This was all that Lois expected as a celebration. But when we entered the house, the boys were jumping up and down, full of excitement.

"Mommy, mommy, the big truck came… come see what it brought! they shouted," dragging her by the hand into the living room.

It took her a few seconds to realize there was something new in the room, and when she saw what it was she started to tremble. She slowly opened the keyboard and played a few simple scales. There were tears in her eyes.

1974: Un nouveau piano pour Lois

Le vaisselier dans la salle à manger de notre petite maison à Endicott contenait une collection de tasses de porcelaine délicate. Chaque tasse marquait une compétition de piano que Lois avait gagnée. Comme enfant et adolescente, elle avait étudié le piano, pratiqué les leçons sur le vieux piano droit dans le salon de ses parents et participé dans les compétitions de piano. Cela avait été partie intégrante de sa vie de jeune.

Depuis lors, Lois avait obtenu son diplôme, s'était mariée, avait accouché de deux enfants, et travaillé comme professeur. Elle avait terminé son Master en éducation spécialisée pour enfants souffrant de trouble de comportement. Mais si occupée qu'elle avait été pendant ces années, avoir un piano est une chose qui lui manquait. Clairement, son cadeau de remise de diplôme devait être un nouveau piano !

J'avais fait le tour des vendeurs de piano aux alentours d'Endicott, mais je n'étais pas pianiste et je ne pouvais pas choisir parmi les marques que j'avais vues. Certains pianos n'étaient pas chers, mais je n'aimais pas leurs sons ; d'autres produisaient de beaux sons, mais ils étaient trop chers ; d'autres encore dont le son n'était pas mauvaise, étaient d'un prix raisonnable. J'avais l'embarras du choix.

Heureusement, mes parents nous rendirent visite ce printemps-là. Du moment que papa et nos deux petits fils occupaient Lois, maman et moi sortîmes secrètement pour acheter un piano. Avec sa longue expérience de pianiste, maman devait m'aider à comparer les instruments en matière de qualité, de son, de jouabilité et de prix. Le talent qu'avait maman de jouer par mémoire des sélections de Chopin, Listz et d'autres grands compositeurs convainquirent les vendeurs que nous étions des clients sérieux. Finalement, nous décidâmes de choisir une console de Baldwin.

Quand nous retournâmes chez Baldwin, le vendeur nous approcha immédiatement :
— Monsieur et madame, je suis heureux que vous soyez retournés. Baldwin est vraiment le meilleur piano à ces prix-là dans le marché. Vous avez décidé ?
— Nous avons plusieurs bonnes marques en tête, dis-je. Ce piano coûte $2800, mais que proposez de mieux comme prix ?
— Pour vous, aujourd'hui, je peux vous le laisser à $2400.

Je regardai maman pour voir ce qu'elle allait dire. Elle pensa quelques secondes :
— Ce n'est pas trop mal, mais vous savez, j'ai un vieux piano demi-queue qui a une table d'harmonie craquelée et je voudrais un nouveau piano aussi. Quel est votre prix pour deux pianos ?

Le vendeur fit le calcul et dit :
— Pour deux pianos, mon ultime prix est de $2100 l'un. Vous ne trouverez pas mieux.
— Vous allez livrer les pianos, n'est-ce pas ? demanda maman.
— Certainement madame…, et puis nous reviendrons dans un mois pour le réglage.
— Eh bien, j'habite à Massena. Quand pourriez-vous livrer le mien ?
— Madame, je sais que vous bluffez, néanmoins, je prendrai le risque de vous vendre ce piano. Mais Massena est à cinq-cents kilomètres d'ici et cela me coûterait plus pour la livraison et le réglage.
— Ce n'est pas un bluff, monsieur. Je tiens à ce piano.
— Je vous crois, madame, mais je ne peux pas livrer un piano à cette distance.
— Vraiment ? Je regrette… mais vous allez vendre le piano à mon fils à $2100, oui ou non ?
— Bof, puisque tu y tiens vraiment madame !

L'année suivante, maman acheta la même marque de piano auprès d'un autre vendeur près de chez elle, mais elle devait payer $2600.

Il ne restait plus qu'à arranger la livraison du piano de manière à ce que Lois soit totalement surprise. C'est ce que nous avions prévu à la cérémonie de la remise des diplômes. Ainsi, nos deux jeunes fils seraient confiés à une voisine pendant la cérémonie et à ce moment-là, le vendeur installerait le piano dans notre salon.

Tout était secret jusqu'à ce que Richard, âgé de 4 ans, annonçât au dîner la veille :
— Demain un grand camion viendra ici !
— Quel grand camion ? demanda Lois.
— Demain c'est la journée de collection d'ordures, dis-je. Tu sais comme ils sont contents de voir le camion des éboueurs.
— Non, ce n'est pas demain, c'est mardi.
— Eh bien, je ne sais plus ! Dis-je, tandis que j'amenai Richard dans une autre pièce pour le divertir.

Après la cérémonie, Lois et moi retournâmes chez nous récupérer nos enfants pour aller à un restaurant élégant. Pour elle, la célébration s'arrêtait là. Mais quand nous entrâmes dans la maison, les garçons sautèrent de joie. Ils lui prirent la main et l'amenèrent au salon :
— Maman ! Maman ! Le grand camion est venu… viens voir ce qu'il nous a apporté !

Il lui prit quelques instants avant de réaliser qu'un nouvel objet avait été placé dans le salon, et quand elle vit ce que c'était, elle frémit de joie. Elle ouvrit le clavier et joua quelques gammes simples, les larmes aux yeux.

 

Rich and Adam at Lois's piano.