Enable JavaScript.

 

Google map of Deborah Dr, Tioga Terrace, Apalachin, NY
In this map, the land slopes downward from the top. The red line was the path of the bicycle. The black X marks the site of accident.
Dans cette carte, la pente va vers le bas. La ligne rouge était le chemin du vélo. Le X noir marque le site de l'accident.

1974: Grandma's Last Bike Ride

I have never felt so helpless in all my life. The elderly woman back pedaled desperately, unable to understand why the bicycle she was riding failed to stop. On a steep hill, the bike picked up speed rapidly, scaring her and increasing her panic. She was unable to comprehend what I was saying as I yelled to her, "Squeeze the hand brakes! Squeeze the hand brakes!" Confident in my own abilities as a cyclist, I pedaled furiously, but she was far ahead of me. I was unable to pull up next to her and show her what to do.

We approached the bottom of the street with its "T" intersection with another steep street. I yelled "Turn up hill!" But would she be able to do that at her current speed, with all the gravel on the street? I jammed on my brakes, unsure that I myself could make the turn. As my tires slid sideways on the gravel, I saw her loose control, her bike go over on its side and her body slam into the pavement. She lay there in a pool of blood, hardly breathing and barely conscious. All of this had happened in less than fifteen seconds.

My yelling had alerted the neighbors and I shouted for them to call the emergency squad. Several of them approached wanting to help. One of them, a nurse, cautioned us to not try to move her as we didn't know what her injuries might be. Fortunately, the emergency squad was stationed at the bottom of our hill and was at the scene in minutes. The paramedics quickly took control, stabilized the lady and transported her to the hospital.

This incident, that ended so tragically, had started innocently on a beautiful August morning. It was Saturday and I had been working on a project in my garage while Lois was baking cookies in the kitchen. The garage door was wide open so that I could keep an eye on my two small sons who were playing in the driveway. I looked up from the bookcase I was building and noticed that they weren't in sight; they were nearby, in the Gibson's driveway two houses further up the hill, playing with Michael, the boy who lived there. They weren't supposed to leave our yard without asking me, so I hopped on my bike — just because it was there and I enjoyed riding — to go check on them.

As I was talking with Richard and Adam, Michael's grandmother, Mrs. Gibson, came out of the house for a chat. She was babysitting that day so their parents could visit some friends. She admired my bicycle and remarked that she used to enjoy riding too. My attention diverted by the boys, I didn't notice her going into their garage, but a few seconds later, I saw her ride out of it on her daughter's bike. She didn't have any problems on the relatively flat driveway, but when she reached the street, gravity took over and quickly increased the speed of the bike. She immediately tried to apply the brakes, not realizing that the bike had hand brakes instead of the pedal-brakes she was used to. That's when panic set in. As soon as I understood her problem, I jumped on my bike and took off after her.

Lois took care of Michael while I entered the Gibson's house and looked for a way to contact his parents. Fortunately, an emergency phone number had been prominently posted in the kitchen. After I explained the situation, they decided to go directly to the hospital to check on grandma. Several hours later they came to our house for Michael. I explained again how it had all happened so fast that there was no way to prevent the accident.

Grandma Gibson was in the hospital for several weeks. In addition to a lot of cuts and abrasions, she had broken an arm, several ribs, her nose and several teeth. It took her months to fully recover.

 

Author's note: Even after more than 35 years, it was difficult for me to mentally relive the events of that day and write about them.

1974: La dernière promenade à vélo de grand-mère

Je ne me suis jamais senti aussi impuissant dans ma vie. La vieille dame a pédalé désespérément en sens arrière, sans comprendre pourquoi le vélo ne s'est pas arrêter. Sur une colline raide, le vélo a rapidement pris de la vitesse, lui a fait peur et a augmenté sa panique. Elle n'a pas capable de comprendre ce que je lui hurlais : « Pressez les freins à la main ! Pressez les freins à la main ! » Avec confiance en mes aptitudes comme cycliste, j'ai pédalé comme un forcené à sa poursuite, mais elle était trop loin devant moi. Je n'ai pas pu la rattraper et lui montre ce qu'elle devait faire.

Nous approchions le bout de la rue avec son croisement comme en « T » avec une autre rue raide. J'ai hurlé « Tournez et aller en haut de la colline ! » Mais est-ce qu'elle pouvait le faire à la vitesse où elle allait, avec tous les graviers dans la rue ? J'ai bloqué mes freins, n'étant pas sûr que je pourrais faire le virage. Pendant que mes pneus glissaient de côté, j'ai vu quand elle a perdu le contrôle, son vélo est tombé sur le côté et son corps a percuté la chaussée. Elle est restée là dans une mare de sang, en respirant à peine et tout juste conscient. Tout ça s'est passé en moins de quinze secondes.

Mes hurlements avaient alerté des voisines et j'ai crié pour eux à appeler le service d'urgence. Quelques-uns m'ont approché voulant aider. Une d'entre eux, une infirmière, nous a déconseillé de ne pas la déplacer parce que nous ne savions pas comment elle était blessé. Heureusement, le service d'urgence était posté au bout de notre colline et il était sur la scène dans quelques minutes. Les auxiliaires médicaux ont pris le contrôle, ont stabilisé la dame et l'ont transportée à l'hôpital.

Cet incident, qui a fini tragiquement, avait commencé innocemment pendant un beau matin en Aout. C'était le samedi et j'avais été travaillé sur un projet dans mon garage pendant que Lois faisait des biscuites dans la cuisine. La porte de garage était grande ouverte pour que je puisse garder des yeux sur mes deux petits garçons qui jouaient dans l'allée. J'ai detourné les yeux de la bibliothèque que j'étais en train de construire et me suis aperçu qu'ils n'étaient pas en vue ; ils étaient proches, sur l'allée chez les Gibsons, deux maisons plus haut sur la colline, jouant avec Michael, le garçon qui vivait là. Ils n'étaient pas censé quitter notre jardin sans me le demander, donc j'ai sauté sur mon vélo — seulement parce qu'il était là et j'aimais ça — pour vérifier que tout allait bien.

Comme je parlais avec Richard et Adam, la grand-mère de Michael, Mme Gibson, est venue de la maison pour bavarder. Elle faisait du baby-sitting ce jour-là pour que les parents puissent rendre visite à des amis. Elle a admiré mon vélo et a remarqué qu'elle aimait en faire aussi. Mon attention détourné par les garçons, je n'ai pas vu qu'elle était allée dans leur garage, mais quelques secondes plus tard, je l'ai vue se promener sur le vélo de sa fille. Elle n'a pas de problème dans l'allée plate, mais quand elle est arrivée à la rue, la gravité a pris contrôle et a augmenté la vitesse du vélo tout de suite. Immédiatement, elle a essayé d'appliquer les freins, sans s'est rendre compte que le vélo avait des freins à la main, au lieu des freins à la pédalé dont elle avait l'habitude. C'est là que la panique a commencé. Dès que j'ai compris son problème, j'ai sauté sur mon vélo et je l'ai poursuivie.

Lois s'est occupé de Michael pendant que je suis entré chez Gibson et cherché un moyen de contacter les parents. Heureusement, un nombre d'urgence de téléphone avait été posté bien en vue dans la cuisine. Après que j'aie expliqué la situation, les parents ont décidé d'aller directement à l'hôpital pour vérifier la condition de grand-mère. Plusieurs heures plus tard, ils sont venus chez moi pour récuperer Michael. J'ai expliqué encore comment tout s'était passé aussi vite qu'il n'était pas possible d'empêcher l'accident.

La grand-mère Gibson était à l'hôpital pour plusieurs semaines. En plus de beaucoup de coupures et d'écorchures, elle avait cassé un bras, plusieurs côtes, son nez et plusieurs dents. Il s'est passé plusieurs mois avant qu'elle récupere entièremment.

 

Un mot de l'auteur : même après plus de 35 ans, c'était difficile pour moi de revivre les événements de ce jour-là et de les écrire.