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A red, plastic kazoo.

1974: The Kazoo

There was no furniture in the dining room, nor in the living room. In those days, the mortgage and taxes on our small home near Endicott, New York — and an occasional pizza — were all that we could afford. But hey, who needs fancy furniture. Besides, those empty, carpeted rooms were a great place for rough-housing with our boys, Richard (age 4) and Adam (age 2). And that was what we were doing one evening after supper while Lois was busy in the kitchen. I was lying on my back on the rug and the boys were running around me laughing and screaming. They would run towards me while I tried to grab them and lift them into the air; great fun with Daddy.

Richard took a plastic kazoo from his pocket and started humming through it, adding to the noise and excitement of the moment. He had been playing with it all day, so I thought nothing of this addition to our fun. But then, he tripped and fell forward and suddenly the tone of his screams changed, from fun to pain. He had fallen onto the kazoo and jammed it into the roof of his mouth. I could not see any injury, but he continued to cry so I picked him up and brought him into the kitchen. Lois and I then got him to open his mouth, by now quite bloody, and we could see a large flap of tissue hanging from the roof of his mouth. This was something that needed immediate medical attention.

At the hospital in Endicott, the doctor took one look and decided that surgery was necessary. However, the small Endicott hospital was not staffed for surgery, so I had to take him to the trauma center in Johnson City, ten miles away. The Endicott doctor had called them and Richard was immediately brought to an operating room. Yes, he needed surgery, but the damage to his palate was not as severe as it could have been. During all of this driving to hospitals and during the examinations, Richard whimpered with pain and fright; there was little I could do to comfort him.

While the surgeon did his work, I filled out paperwork and got him a room for an overnight stay. An hour passed before I saw my son again. He was being carried in the arms of a nurse, all the while crying and violently swinging arms and legs, still under the influence of his anaesthetic. The nurse could hardly keep hold of him. I quickly took him into my arms and managed to quiet him. I carried him into his room and tried to put him on the bed, but he would have none of that. So, I sat in the room's guest chair and held him close to me, telling him in soothing tones that I loved him and that all would be well.

We spent almost the entire night in that chair before he fell asleep and I was finally able to put him to bed. The next morning, the surgeon came by and told me Richard had been very lucky that the kazoo had only cut a few layers of tissue. A deeper cut would have required much more extensive surgery.

A week later, I was back on the dining room floor playing with my sons, but this time no kazoo entered our play.

1974: Le mirliton

Il n'y avait pas de meubles ni dans la salle à manger, ni dans le séjour. En ces jours, de paiements d'emprunts et d'impôts sur notre petite maison près de Endicott, New York — et une pizza de temps en temps — était tout ce qu'on pouvait encore se permettre. Mais alors, qui a besoin de meubles de fantasie ? En outre, ces pièces tapissées et vides étaient l'endroit idéal pour faire le voyou avec nos garçons, Richard (4 ans) et Adam (2 ans). Et c'était ce que nous faisions le soir après le souper, pendant que Lois était occupée dans la cuisine. J'étais allongé sur le dos sur le tapis et les garçons couraient autour de moi, en riant et en criant. Ils couraient vers moi alors que je tentais de les attraper et de les soulever dans les airs ; un grand plaisir pour les garçons et leur papa.

Richard a pris un mirliton en plastique de sa poche et a commencé à fredonner à travers, ajoutant au bruit et à l'excitation du moment. Il avait joué avec ça toute la journée, alors j'ai pensé que cela ne changeait rien à notre plaisir. Mais alors, il a trébuché et est tombé en avant et soudain le ton de ses cris a changé, de l'amusement à la douleur. Il était tombé sur le mirliton et il se l'est coincé dans le palais de sa bouche. Je n'y voyais aucune blessure, mais il a continué à pleurer, donc je l'ai pris et l'ai emmené dans la cuisine. Lois et moi lui avons ouvert la bouche, qui était à ce moment-la assez sanglante, et nous avons pu voir un grand rabat de peau accroché de son palais. C'était quelque chose qui nécessitait une attention médicale immédiate.

À l'hôpital à Endicott, le médecin a jeté un coup d'oeil et il a décidé qu'une intervention chirurgicale s'imposait. Cependant, le petit hôpital à Endicott n'était pas disponible pour la faire, alors j'ai dû l'emmener au centre de traumatologie à Johnson City, seize kilomètres plus loin. Le médecin à Endicott les avait prevenus et Richard a été emmenné immédiatement dans une salle d'operation. Oui, il avait besoin d'une intervention, mais les dommages à son palais n'étaient pas aussi graves que cela. Pendant tout le trajet vers à l'hôpital et lors des examens, Richard gémissait de douleur et d'effroi ; il y avait peu de choses que je pouvais faire pour le consoler.

Pendant que le chirurgien faisait son travail, j'ai rempli la paperasserie et j'ai pris une chambre pour la nuit. Une heure s'etait ecouleé avant que je puisse voir mon garçon. Il était dans les bras d'un infirmier qui avait beaucoup de difficultés à le porter. En criant, ses bras et ses jambes étaient très animées ; il était encore sous anesthesie. Je l'ai pris dans mes bras et je l'ai calmé. Puis, j'ai porté Richard dans sa chambre et j'ai essayé de le mettre au lit, mais il ne le voulait pas. Donc, je me suis assis dans le fauteuil de la chambre et le tint près de moi, lui disant d'un ton apaise que je l'aimais et que tout irait bien.

Nous avons passé presque toute la nuit dans ce fauteuil avant qu'il ne s'endorme et j'ai pu le mettre au lit. Le lendemain matin, le chirurgien est venu et m'a dit que Richard avait eu beaucoup de chance, que le mirliton avait seulement coupé quelques couches de tissu. Une coupe plus profond aurait nécessité une intervention beaucoup plus importante.

La semaine suivante, j'étais de retour sur le tapis de la salle à manger à jouer de nouveau avec mes fils, mais cette fois sans un mirliton.


Rich playing on the floor with Richard and Adam.