Enable JavaScript.

1986: The Mysterious Saleswoman

She approached us and said, "I see you like these tables."

Our beautiful new home in the Parkwood Hills neighborhood of Rochester (which I described in the story 1985: The Surprise at the Surprise Party) had several rooms nearly void of furniture. For example, the living room only had a couch and a chair, but no coffee table or tables for lamps. After several months like that, when it wasn't possible to receive guests there, we decided to go shopping. So, one evening we went to Dayton's, the biggest department store in Rochester. In the furniture department, we quickly found precisely what we wanted, a coffee table and two lamp tables at a good price, in a style that would complement our home.

Excellent, but what happened to the saleswoman who had been helping us? We waited for a few minutes and then went looking for her, but without success. Returning to the tables we had chosen, we found a woman looking at the same tables. She was very well dressed; conspicuous were a mink coat and a large diamond ring. This wasn't too surprising in Rochester; after all, this small city had more than three thousand doctors, thanks to the Mayo Clinic.

"I see you like these tables," she said.

"Yes, I replied, "They're perfect for our new house."

"What do you think of the price?" she asked.

"It's not too bad," Lois answered.

"Are you a store employee?" I asked her.

"No, no, nothing like that… I have the same tables in my house… But I need to sell them. They're in perfect condition… I could sell them to you for a third the price."

Lois and I talked among ourselves. This was too good to pass up; we decided to at least look at her tables. She gave me her address and we met her there in half an hour. It wasn't a big house and it wasn't in one of the best neighborhoods of Rochester. The woman was waiting for us in the driveway when we arrived. At the front door, we waited for several seconds while she searched for the key in her purse and then fumbled with it in the lock. Without removing her coat, she led us into the living room where she turned on several lamps. And there they were, the tables she wanted to sell us.

We examined the tables carefully. They were a bit dusty, but otherwise exactly as she had said. Still, the whole situation was really bizarre. The rest of the house was dark and quiet, as if no one was living there, but also as if someone was expected to arrive at any moment. Lois and I weren't at all sure we should be there.

The woman could see that we were uneasy. Fearing that we would leave, she explained that she had recently divorced and that the house and its furnishing were really hers, part of the settlement of the divorce. She had decided to move to New York and to do so she needed to sell the house and its furnishings.

I accepted this explanation. So I paid her and loaded the tables into the back of our station wagon. As we were leaving, I could see the woman closing the door and leaving right after us. Perhaps, she was going back to Dayton's to sell something else.

"Do you think she was the real owner of this house and these tables?" I asked Lois.

"I don't know," she answered, "but she did have the keys to the house. So I think yes."

"I think so too. Otherwise, we just bought stolen tables."

These table were in our homes for many years and served us well, but there was always a nagging suspicion that there was something wrong about them. What was the real story behind their sale to us? And who was our mysterious saleswoman?

1986: La mystérieuse vendeuse

Notre nouvelle et belle maison dans le quartier « Parkwood Hills » à Rochester (que j'ai décrite dans l'histoire 1985: La surprise à la fête-surprise) avait quelques pièces presque vides de meubles. Par exemple, le séjour avait seulement un canapé et un fauteuil, mais pas une table basse ou de tables pour des lampes. Après quelques mois comme ça, comme il n'était pas possible de recevoir nos amis dans cette pièce, nous avons décidé d'aller faire du shopping pour les acheter. Ainsi, un soir nous sommes allés à « Dayton's », le plus grand magasin à Rochester. Dans le département des meubles, nous avons trouvé précisément ce que nous voulions, une table basse et deux tables de lampes à un bon prix, qui étaient d'un bon style pour notre maison.

Excellent, mais où est la vendeuse qui nous avait aidés ? Nous avons attendu quelques minutes et puis nous l'avons cherchée dans le reste du département, sans succès. Retournant aux tables que nous avions choisies, nous avons trouvé une femme qui regardait les mêmes tables que nous. Elle était très bien habillée ; peu discret étaient son manteau de fourrure de vison et sa grande bague en diamant. Ce n'était pas trop étonnant à Rochester ; après tout, cette petite ville avait plus que trois mille médecins, grâce à la « Mayo Clinic ». Elle nous a approchés :
— Je vois que vous aimez bien ces tables, dit-elle.
— Oui, ai-je répondu, elles sont parfaites pour notre nouvelle maison.
— Que pensez-vous du prix ?
— Ce n'est pas trop mal, dit Lois.
— Est-ce que vous êtes un employé du magasin ? je lui ai demandé.
— Non, non, pas quelque chose comme ça… J'ai les mêmes tables chez moi… Mais, j'ai besoin de les vendre. Leur condition est parfaite… Je peux vous les vendre à un tiers de ce prix.

Lois et moi avons parlé entre nous. C'était trop bien à dépasser; nous avons décidé d'examiner ses tables. Elle m'a donné l'adresse de chez elle et après une demi-heure nous l'avons rejointe là-bas. Ce n'était pas une grande maison ou dans un des meilleurs quartiers de Rochester. La femme nous a accueillis sur l'allée quand nous sommes arrivés. À la porte nous avons attendu quelques secondes pendant qu'elle cherchait la clé dans son sac à main et puis tentait maladroitement d'engager la clé dans la serrure. Sans enlever son manteau, elle nous a menés au séjour où elle a allumé quelques lampes. Et voilà, les tables qu'elle a voulues nous vendre.

Nous avons examiné les tables avec soin. Elles sont un peu poussiéreuses, mais autrement exactement comme elle avait dit. Tout de même, la situation était très bizarre. Le reste de la maison était sombre et silencieux, comme personne n'habitait là, mais aussi comme elle s'attendait à quelqu'un d'arriver à n'importe quel moment. Lois et moi n'étions pas sûr que nous devions être là.

La femme pouvait voir que nous étions mal à l'aise. Craignant que nous partirions, elle a expliqué qu'elle avait divorcé récemment et que la maison et toutes les meubles étaient vraiment la sienne une partie du règlement du divorce. Elle avait décidé de déménager à New York et pour le faire, elle devait vendre la maison et toutes les meubles.

J'ai accepté cette explication. Ainsi, je l'ai payée et j'ai mis les tables dans l'arrière de ma voiture familiale. Quand nous étions en train de partir, je pouvais voir la femme fermer la porte et repartir immédiatement après nous. Peut être elle retournait à « Dayton's » pour vendre quelque chose d'autre.
— Penses-tu qu'elle est la vraie propriétaire de cette maison et de ces tables, ai-je demandé à Lois ?
— Je ne sais pas, répondit-elle, mais elle a eu la clé de la maison. Ainsi, je pense que oui.
— Je pense que oui aussi, parce qu'autrement, nous avons acheté des tables volées.

Ces tables étaient dans nos maisons plusieurs années et elles nous servaient bien, mais il y avait toujours un soupçon persistant qu'il y avait quelque chose mal à propos d'elles. Quelle est la vraie histoire de leur vente ? Et qui était notre mystérieuse vendeuse ?