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Mississippi River from Buena Vista Park, Alma, WI.
X marks the spot where the events of this story took place.

1989: A Cold Day on the River

Gleaming white with rays of blue, the boat was built for speed. The sharply angled bow could cut through the water with ease when at full throtle, speeding down the river at 50 miles per hour. But that day, my beautiful boat wasn't going anywhere. It was stuck on a sandbar in middle of the Mississippi river a little south of the city of Wabasha, Minnesota.

Each autumn, I continued boating as long as possible, always hoping there would be still more days on the river. In 1989 we boated until the end of October, but the weather was increasingly unreliable. I knew that I would finally have to store the boat for the winter.

But I wanted to take a final short boat trip of the season. Lois came with me even though she was a bit tired of boating. She knew how much I wanted to go out again, but she did not like the weather that day ; it was chilly and grey clouds threatened to snow. Instead of the bathing suits we had worn while boating all summer, we wore jeans, winter jackets, hats and gloves. We looked like Eskimos.

I followed a small chanel to a place where there was a shortcut to the main chanel. I had used this shortcut all summer, but that day, the river was a little low, and now Lois and I were stuck on a sandbar in the middle of the river. I tried to reverse the boat, but in vain. The sand held us while the propeller churned the bottom of the river.

Lois said, with a look of disgust, "So now what are we going to do?"

"I don't know. Maybe you would like to get in the water and push?"

"Me? You're crazy if you think I'm getting into that cold water!"

"No? Oh well, I guess I'll have to do it."

I felt the cold breeze and for a moment, I hesitated. The river was only about three feet deep, but it was very cold. If I got in fully dressed, my clothes would be cold and wet for the rest of the trip to the marina. But there was an alternative. I removed my winter jacket, my shirt, my socks and shoes, my pants, and even all my underwear.

I was naked in the middle of the river, but that wasn't a problem because there wasn't anyone around. Further, I hadn't seen any boats on the river all day. However, Lois couldn't stop laughing as I got in the water and started to shiver.

I pushed and pushed and after a few minutes, the boat came free of the sand. I climbed the ladder as quickly as possible to reboard the boat, but as luck would have it, at that moment, with my bare ass visible to the whole world, a group of yachts came around the bend of the river. A lock had opened. I could see men and women on each yacht, and here I was completely nude in front of them all. "Oh shit!"

I jumped into the bottom of the boat and Lois threw a blanket over me. The people on the yachts looked at us with curiosity and I suppose they wondered what we were doing, but happily, they didn't stop.

I dressed quickly and after a few minutes, I stopped shivering and my goosebumps disappeared, but the idea of a long boat trip no longer appealed to me. And so, we returned directly to the marina.

While I was putting the boat on the trailer, a man approached me with a big grin on his face. I recognized him as the driver of one of the yachts that afternoon.

"It's a little cold for swimming, isn't it?"

"Yeah, but one does what one must."

"That's true, but nude in this weather? You must be a little crazy!"

"A little, but my clothes are dry and I'm not wet and cold now."

"Still, my wife enjoyed the spectacle. Ha, ha, ha!"

The rest of the day passed without incident. My beautiful boat was soon in my garage for the long Minnesota winter. But when Spring arrived, it would be in the water as soon as possible.

1989: Une journée froide sur le fleuve

Blanc luisant avec des rayures bleues, le bateau était bâti pour la vitesse. La proue aiguisée pourrait fendre l'eau avec aise quand il est à plein gaz, traversant le fleuve à près de cent kilomètres à l'heure. Mais ce jour-là, mon beau bateau ne marchait pas. Il s'était enlisé sur un banc de sable au milieu du fleuve Mississippi un peu au sud de la petite ville de Wabasha dans l'État du Minnesota.

Chaque automne, je continuais de faire du canotage aussi longtemps que possible, toujours en espérant que je passerais plusieurs jours sur le fleuve. En 1989, nous avons fait du canotage jusqu'à la fin du mois d'octobre, mais la météo était de moins en moins fiable. Je savais que j'aurais finalement rangé le bateau pour l'hiver.

Mais je voudrais faire aussi un court voyage final de la saison. Lois est venue avec moi bien qu'elle ait été un peu fatiguée du canotage. Elle savait bien combien je voulais aller encore, mais elle n'aimait pas la météo ce jour-là ; il faisait frisquet et les nuages gris menaçaient de produire de la neige. Au lieu des maillots de bains que nous avions portés sur le bateau tout l'été, nous portions des jeans, des manteaux d'hiver, des chapeaux et des gants. Nous ressemblions à des Esquimaux !

J'ai suivi un petit chenal à un lieu que je connaissais et où il y avait un raccourci à un chenal principal. J'avais utilisé ce raccourci pendant tout l'été, mais ce jour-là l'eau du fleuve était un peu basse et maintenant Lois et moi étions coincés sur un banc de sable au milieu du fleuve. J'ai essayé de reculer le bateau en vain. Le sable nous retenait bien pendant que l'hélice tournait au fond du fleuve.

Lois m'a dit, avec un air dégoûté :
— Et maintenant, qu'est-ce que nous faisons ?
— Je ne sais pas. Peut-être, pourrais-tu entrer dans l'eau et pousser ?
— Moi ? Tu es fou, si tu penses que je vais entrer dans l'eau froide !
— Non ? Eh bien, je suppose que je devrais le faire.

Je sentais le vent frais et pendant un moment, j'hésitais. Le fleuve était seulement à un mètre de profondeur, mais il faisait très froid. Si j'entrais dans l'eau avec mes vêtements, ils seraient froids et mouillés pendant le reste du voyage. Ainsi, j'ai enlevé mon manteau d'hiver, ma chemise, mes chaussures et chaussettes, mes pantalons et même tous mes sous-vêtements.

J'étais nu au milieu du fleuve, mais cela n'était pas un problème, car il n'y avait personne à proximité. De plus, je ne pouvais voir aucun autre bateau dans le fleuve pendant la journée. Cependant, Lois ne pouvait pas arrêter de rire quand je suis rentré dans l'eau et que j'ai commencé à frissonner.

J'ai poussé et puis poussé encore et après deux minutes, le bateau était libéré du sable. J'ai grimpé à l'échelle le plus vite que possible pour montrer le bateau, mais le sort a voulu que le lendemain, quand mon cul nu était visible à tout le monde, un groupe de yachts était venu autour du coude du fleuve. Une écluse s'était ouverte. Je pouvais voir beaucoup d'hommes et de femmes sur chaque yacht et me voici, entièrement nu, devant tout le monde. « Merde ! »

Je me suis jeté au fond du bateau et Lois m'a recouvert d'une couverture. Les gens dans les yachts nous regardaient avec curiosité et je suppose qu'ils se demandaient ce que nous faisions là, mais heureusement ils ne s'étaient pas arrêtés.

Je me suis réhabillé assez vite et après quelques minutes j'ai cessé de frissonner et la chair de poule avait disparu, mais l'idée d'un voyage par bateaux ce jour-là ne m'attirait plus. Ainsi, nous sommes allés directement au marina.

Pendant que je mettais le bateau sur la remorque, un homme m'a approché avec un grand sourire. Je l'ai identifié comme le conducteur d'un des yachts sur le fleuve cet après-midi-là. Il me dit :
— Il fait un peu froid pour la natation, tout de même ?
— Ah oui, il faut.
— C'est vrai, mais nu avec ce temps-là ? Vous êtes fou !
— Peut-être, mais mes vêtements ne sont pas mouillés et je n'ai pas froid maintenant.
— Néanmoins, ma femme avait beaucoup admiré le spectacle. Ha, ha, ha !

Le reste du jour passait sans incident. Mon beau bateau était bientôt dans le garage pour le long hiver du Minnesota. Mais quand le printemps arrivera, il serait dans le fleuve dès que possible.