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Lois in the garden of Claude Monet at Giverny, France.

2008: A Portrait of My Love


There could never be a portrait of my love
For nobody could paint a dream
You will never see a portrait of my love
For miracles are never seen.
Anyone who sees her,
soon forgets the Mona Lisa
It would take, I know, a Michaelangelo
And he would need the glow of dawn
that paints the sky above
To try and paint a portrait of my love
Lyrics by David West and Cyril Orander

 

 

I am writing this essay as an assignment of a French course: to describe someone who is important to me. I have chosen Lois, my wife of forty years, but fully describing her is an impossiblity. I can only provide a few brief glimpses of her.

I first met Lois in 1963 at a party when we were seventeen. I thought she was pretty, intelligent and fun, but I was dating another girl at that time. The following year, a friend suggested that we double date to our Senior Prom and that I invite Lois. The morning after the Prom, I told my mother I had met the girl I wanted to marry; such was the hold Lois had taken on my heart. However, there were still four years of college before that could happen.

Lois went to D'Youville College, a university for women, and I went to Canisius College, a university for men. Our colleges were in Buffalo, New York, but five miles apart, so we could only get together on weekends. Our favorite date was dinner in an inexpensive restaurant in downtown Buffalo, followed by a play at a repetoire theater.

Lois majored in both psychology and special education and graduated near the top of her class. A course she particularly liked was Experimental Psychology, in which she did experiments with white rats. In her senior year, Lois was elected president of the student government, which gave her considerable leadership experience. In later years, Lois received her Masters degree in special education and continued taking courses throughout her professional life.

In June 1968, two weeks after graduating, Lois and I were finally married. A month later, we moved to White Plains, NY where we both had new jobs. Lois' job was teaching high school students with behavior problems; this would be her career for the next forty years. Her speciality became the design and implementation of new programs for students with the most severe problems. The year before she retired, she received large awards for her work as an educator, one from the University of Minnesota, and a second from the WEM foundation.

I traveled a lot for my work, so it was Lois who had most of the responsibility for raising our two sons. She was a strict, but loving and attentive mother. Their education was of the highest importance to her; we never missed a parent-teacher conference.

In our home, diner was always eaten as a family. When I got home from work, a good dinner was always ready. Lois is a good cook and she loves to try new recipes. She also likes to bake; each birthday is celebrated with a beautifully decorated cake. Conversation during our family dinners is always full of life and laughter. Lois and the boys enjoy word games where each tries to find better words for the game in progress.

Like most other women, Lois is interested in fashion. She adores shopping with her friends (though not with me!), even if it is just window shopping. She buys beautiful, fashionable clothes, but she is generally careful to buy them on sale. However, one time, I counted thirty six pairs of shoes in her closset!

On vacations, Lois tries to plan her wardrobe for our destination. For a bus tour of France in 1996, she read fashion magazines and spent weeks selecting elegant dresses, hats and scarves to fit in with her perceptions of French coutoure -- only to learn that the other women on the tour had dressed exclusively in T-shirts and shorts! They thought she was overdressed, but when we visited the home of Claude Monet at Giverny, they all wanted to take her picture in the flower-filled gardens.

Lois makes friends easily and keeps them for a long time. She communicates with friends from her childhood, from college, from her work, and of course with her family. Within a few minutes of meeting someone, she often learns their whole life story, just by asking questions and listening attentively. This is a skill she developed as a teacher.

Lois is friendly and agreable, but she can also be formidable when need arises. One time, when we were entering a small store, there was a large, angry man who was shouting obscenities at everyone around him. The store's manager was completely unable to handle him. Lois approached the man and with a quiet voice asked him why he was so mad. In just a few minutes, she had him calmed down and was teaching him how to control himself in similar situations. I was very proud of her.

There is much more that I could say about Lois, but is it really possible for me to paint a complete portrait of her? A portrait of my love? No, not really: "It would take, I know, a Michael-Angelo," but I hope I have given you a vivid impression of the woman with whom I live and with whom I will grow old.

2008: Un portrait de mon amour


Il ne pourrait jamais y avoir de portrait de mon amour
Car personne ne pourrait peindre un rêve
Vous ne verrez jamais de portrait de mon amour
Car les miracles ne sont jamais vus
Quiconque la voit,
oublie bientôt la Jaconde
Cela prendrait, je sais, un Michel-Ange
Et il aurait besoin de la lueur de l'aube
qui peint le ciel au-dessus
Pour essayer de peindre un portrait de mon amour
Les paroles en Anglais par David West et Cyril Orander
Traduction par Richard Demers

 

J'écris cette histoire dans le cadre de mon cours de français. Il s'agit de décrire quelqu'un qui est important pour moi. J'ai choisi Lois, ma femme de quarante ans, mais la décrire parfaitement serait impossible. Je peux seulement fournir des aperçus brefs d'elle.

La première fois que Lois et moi nous sommes rencontrés était en 1963 à une fête quand nous avions dix-sept ans. J'ai pensé qu'elle était jolie, intelligente et sympa, mais à ce temps-là, je sortais avec une autre fille. L'année suivante, un ami a suggéré que nous allions au bal de fin d'année en deux couples et que j'invite Lois. Le matin après la bal, j'ai dit à ma mère que j'avais rencontré la fille avec qui je voulais me marier. Telle était l'emprise qu'elle avait eue sur ma cœur. Cependant, il y avait encore quatre années à passer à l'université avant que cela ne puisse arriver.

Lois allait à D'Youville College, une université pour femmes et j'allais à Canisius College, une université pour hommes. Les deux étaient dans la ville de Buffalo dans l'Etat de New York, à une distance l'une de l'autre de cinq kilomètres. Ainsi, nous pouvions sortir seulement pendant les week-ends. Notre sortie favorite était dans le centre-ville de Buffalo où nous dînions à un restaurant pas cher. Après cela, nous allions à un théâtre de répertoire où nous voyions beaucoup de pièces d'auteurs célèbres.

Lois avait suivi des cours de psychologie et aussi d'orthopédagogie et elle avait reçu son diplôme comme major de sa classe. Elle avait aimé en particulier le laboratoire de psychologie où elle a fait des expériences sur les rats blancs. En quatrième année, Lois était élue présidente du comité des délégués de classe et elle avait gagné beaucoup d'expériences en tant que leader. Les années suivantes, Lois recevait sa maîtrise et continuait à suivre des cours à l'université pendant toute sa vie professionnelle.

En juin 1968, deux semaines après que nous avons reçu nos diplômes, Lois et moi nous sommes mariés finalement. Un mois plus tard, nous avons déménagé à White Plains dans l'Etat de New York où nous avons commencé de nouveaux boulots. Celui de Lois était comme professeur à une école secondaire pour enfants ayant des problèmes de comportement. Cela sera sa carrière pendant les quarante années qui suivront. Sa spécialité était le design de nouveaux programmes et leur mise en œuvre pour les étudiants dont les cas sont plus graves. La dernière année avant sa retraite, Lois a reçu deux grandes primes pour son travail d'éducatrice, à l'Université de Minnesota et à la fondation WEM.

A cause de mon travail, je devais voyager beaucoup et c'était Lois qui devait s'occuper de nos deux fils la plupart du temps. Elle était stricte, mais elle leur accordait beaucoup d'attention et d'amour. Leur éducation était très importante pour elle ; nous ne manquions jamais les rencontres parents-enseignants.

Chez nous, le dîner était toujours mangé en famille. Quand je suis rentré après le travail, un bon dîner était toujours prêt. Lois était bonne cuisinière et aimait essayer de nouvelles recettes de temps en temps. De plus, elle aimait faire des pâtisseries et pour chaque anniversaire, elle faisait des gâteaux avec de belles décorations. Au dîner chaque soir, la conversation était pleine de vie et de rire. Lois et nos fils aimaient jouer aux jeux de mots où chacun essayait de trouver le meilleur mot.

Comme beaucoup d'autres femmes, Lois portait un grand intérêt à la mode. Avec ses amies, elle adorait faire du shopping et du lèche-vitrines. Elle achetait de beaux vêtements, surtout en période de solde. Cependant, une fois, j'ai compté trente-six paires de chaussures dans sa penderie !

Pour les vacances, Lois prépare les vêtements appropriés à la destination. Pour un tour de France par autobus en 1996, elle avait lu des magazines de mode et elle avait pris plusieurs semaines à choissir des robes élégantes, des chapeaux et des écharpes pour s'adopter à la couture française — seulement pour apprendre que les autres femmes sur la tour avaient porté exclusivement des T-shirts et des pantalons courts. Toutes pensaient que Lois était sur habillée pour la circonstance, mais quand nous visitions la maison de Claude Monet à Giverny, toutes voulaient prendre sa photographie dans les jardins remplit de fleurs.

Lois peut se faire facilement des amitiés et celles-ci peuvent durer longtemps. Elle communiquait souvent avec les amis de jeunesse, de l'université, de son travail et bien sûr avec sa famille. Lois pouvait connaître tout le passé d'un individu, sa vie, après seulement l'avoir rencontré pendant quelques minutes. Elle posait des questions personnelles et écoutait attentivement. Cela était devenu une habitude professionnelle chez elle.

En général, Lois est aimable et elle peut être formidable, surtout quand vous lui accordez raison. Une fois, quand nous sommes entrés dans un petit magasin, il y avait un grand homme qui était très fâché et qui hurlait des obscénités à tout le monde. Le vendeur ne savait pas comment le calmer. Lois a approché l'homme et avec une voix douce lui a demandé pourquoi il était en colère. En quelques minutes elle l'a calmé et elle lui a enseigné à mieux se maîtriser devant certaines circonstances.

Il y a d'autres choses que je peux raconter au sujet de Lois, mais est-ce possible de peindre un portrait complet d'elle ? Un portrait de mon amour ? Non, pas vraiment : « Cela prendrait, je sais, un Michel-Ange », mais j'espère que je vous ai donné une impression frappante de la femme avec qui je vis et avec qui je vieillirai.


The home of Claude Monet at Giverny, France.
The home of Claude Monet at Giverny, France.