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Six identical gift boxes for six adults.

2009: The Six Boxes of Christmas

December 25: As I write this story, my family consists of six adults: my wife Lois and me, our eldest son Richard and his wife Alyssa (plus baby Zoie), and our youngest son Adam and his friend Andrea. We are not getting together today, as has been our family's Christmas tradition, but we will on Sunday, December 27th for a family breakfast of champagne, croissants and fruit cake. After eating, we will exchange gifts, but not as we had done in the past. This year, after long discussions, we are trying something new.

Not being religious, for us Christmas has always been a family gift-giving celebration. In truth, doing this on December 25th was a holdover from our Catholic past, celebrated with some of the same decorations, foods and spirit, but without any overt religious significance. This was no big deal because, after all, Christmas itself is just a rebranding of pagan winter solstice celebrations, including decorated trees and gifts.

But Christmas has also become something else in our consumer-oriented culture. It is an excuse to spend freely on items specified (often in technical detail) in "gift lists" prepared in advance by the receivers of the gifts. This practice began with the Wedding Registries of department stores. Essentially a marketing technique, it was sold as a convenience for both givers and recipients, removing any risk from gift selection and eliminating the need for returning duplicates. The stores' goal, of course, was to boost sales. However, this practice spread to other gift-giving opportunities, and was adopted on a smaller scale by individuals. In effect, it is an agreement of the form, "I'll buy you something from your list and you buy me something from mine."

If an item on someone's list could not be found, there was always a "gift card" (really the same as a bank check to a single store) to allow the recipient to buy whatever they wanted. And if the gift received was not the right size or the desired type, it was accompanied by a "gift receipt" allowing the recipient to exchange the gift for something else. In other words, Christmas gift-giving had become nothing more than a thinly disguised exchange of cash.

After the Christmas of 2008, we decided that enough was enough. We wanted to retain a spirit of generosity and good-will, but we needed to do something very different. But what? This became an occasional subject of discussion throughout 2009. We considered several ideas among ourselves, but we also asked friends what their families did. Several people said that they had abandoned Christmas gift-giving entirely after their children had become adults. We thought this was going too far. Other people said that the adults in their family drew names from a hat to determine who would give a gift to whom. I liked this idea because the gifts would still be personal, but after much discussion, we decided this wasn't different enough. We would also have to eliminate gift lists, gift cards and gift receipts.

It was Adam (creative spirit that he is) who came up with the idea that we finally adopted. We would all be given identical boxes, which each of us could fill in any way we wanted as a gift for any of us. However, there could be no gift cards or gift receipts and the maximum value of the gifts was set at $50. Further, the gifts would all be identically wrapped so the identity of the giver was unknown. Each gift had to be appropriate for either a man or a woman. Each of us would have to do our best to come up with a great gift, and be happy with whatever he or she received.

So here we are today, Christmas day. All of us are wondering who will receive our gift, hoping that it will be well accepted, and wondering what we would in turn unwrap. I'll finish this story on the 28th after the six boxes have all been opened.

2009: Les six boîtes de Noël

Le 25 décembre : Au moment où j'écris cette histoire, ma famille est composée de six adultes : ma femme Lois et moi, notre fils aîné Richard et sa femme Alyssa (et bien sûr leur bébé Zoie) et notre fils cadet Adam et sa petite copine Andrea. Nous ne nous rejoignons pas aujourd'hui, comme c'était notre tradition de Noël, mais nous nous rejoindrons le samedi, 27 décembre pour un déjeuner familial de champagne, des croissants et des gâteaux de fruits. Après avoir mangé, nous échangerons des cadeaux, mais pas comme nous avons fait les années passés. Cette année, après de longues discussions, nous essaierons quelque chose de nouveau.

N'étant pas religieux, pour nous Noël a été toujours une fête familiale pour échanger les cadeaux. C'était vraiment un souvenir de notre passé catholique, célébré avec beaucoup de mêmes décorations, des mêmes nourritures et du même esprit, mais sans la signification religieuse. Cela n'était pas grand- chose parce que, après tout, Noël en lui-même est seulement une fête païenne du solstice d'hiver, comprenant les arbres décorés et les cadeaux.

Mais Noël est devenu quelque chose d'autre dans notre culture orientée vers la consommation. C'est une excuse pour dépenser librement sur des choses spécifiques (souvent en détail technique) dans les « listes de cadeaux » préparées en avance par les bénéficiaires des cadeaux. Cette pratique a commencé avec l'enregistrement des mariages dans les magasins de département. C'est surtout une technique de marketing. Cette idée était vendue comme une commodité pour les gens qui offraient et pour les gens qui recevaient les cadeaux, enlevant ainsi tout risque dans la sélection des cadeaux et éliminant au besoin le retour de quelques cadeaux en double. Le but des magasins, bien sûr, étaient d'augmenter leurs ventes. Cependant, la pratique s'est étalée à d'autres occasions pour offrir des cadeaux et elle a été adoptée à une échelle plus petite par les individus. En effet, c'était un accord du type « J'achèterai quelque chose de votre liste et vous achèterez quelque chose de la mienne. »

Si un article sur la liste de quelqu'un ne pouvait pas être trouvé, il y avait toujours une « carte de cadeaux » (vraiment la même chose qu'un chèque au même magasin) pour permettre au bénéficiaire d'acheter ce qu'il veut. Et si le cadeau n'était pas de taille ou de type désiré, il était accompagné par un « reçu de cadeaux » pour permettre au bénéficiaire d'échanger le cadeau pour quelque chose d'autre. En d'autres mots, les cadeaux de Noël étaient devenus rien qu'un échange déguisé en couche fine d'argent.

Après Noël de 2008, nous avons décidé qu'assez était assez. Nous voulions retenir l'esprit de générosité et de bienveillance, mais nous avons eu besoin de faire quelque chose de différent. Mais quoi ? Cela était devenu un sujet occasionnel de discussion pendant l'année 2009. Nous avons considéré plusieurs idées, mais nous avons demandé à nos amis ce que leur famille faisait. Plusieurs personnes nous ont dit que leur famille avait arrêté d'offrir des cadeaux pour Noël après que leurs enfants soient devenus adultes. Nous pensions que c'était trop. D'autres personnes nous ont dit que les adultes de leur famille choisissaient les noms d'un chapeau pour déterminer qui offrait un cadeau à qui. J'aimais cette idée parce que les cadeaux seraient personnels, mais après beaucoup de discussions nous avons décidé que cela n'était pas assez différent. Nous devions éliminer aussi les « listes de cadeaux », les « carte de cadeaux » et les « reçu de cadeaux ».

C'était Adam (qui est toujours créatif) qui a proposé l'idée que nous avons adoptée. Nous offririons des boîtes identiques, que chacun pourrait remplir à sa guise comme cadeau pour un autre. Cependant, il ne doit pas y avoir de « carte de cadeaux » ou de « reçu de cadeaux » et la valeur maximum a été établie à $50. De plus, les cadeaux seraient enveloppés identiquement pour que l'identité du donneur ne soit pas révélée. Chaque cadeau doit être approprié pour une femme ou un homme. Chacun de nous devrait faire son mieux pour créer un bon cadeau et être heureux de ce qu'il recevrait.

Ainsi, nous sommes ici, le jour de Noël. Chacun de nous se demande ce qu'il recevrait comme cadeau, espérant que cela soit bien accepté et se demande ce qu'il déballerait à son tour. Je finirai cette histoire le 28 décembre après que les six boîtes soient ouvertes.


December 28: Success! Our family holiday breakfast and gift exchange were enjoyed by all. As planned, we drew numbers to determine the order in which we would choose one of the six identically wrapped boxes. (If you think this is bizarre, one Christmas, four of us spent several hours engaged in parliamentary procedure deciding who would get to open each gift. Now that was bizarre; amusing, but bizarre!)

But, you must be saying to yourself, "The six boxes were identical, so how was anyone to decide?" Well first of all, we didn't want to pick our own box, so each of us had wrapped their box in some unique manner. Then, each person would pick up and gently shake the boxes. The criteria was then highly individualistic: a box could be judged the heaviest or the lightest, perhaps it was unbalanced, or perhaps its contents rattled! After each of us had chosen a box, we opened them one at a time, according to the saying, "The last shall be first."

So here is what was in the boxes:

  1. The poem "Rubáiyat of Omar Khayyám", a loaf of French bread, a bottle of Bordeaux wine, a chunk of Comte cheese, and two elegant aluminum wine glasses for a picnic in the wilderness with one's love.
  2. A "Rabbit" wine bottle tool kit.
  3. A set of 12 games (chess, checkers, etc.) along with a variety of snacks.
  4. A beautiful, hand-turned, wooden serving bowl, bottle of wine, a chocolate bar, and a cookbook of 30 minute meals.
  5. A travel mug, a jar of hot chocolate mix, a Stirsby wooden stirring tool, a box of chocolates and a woolen scarf.
  6. A "MagicBullet" kitchen blender / mixer / chopper / grinder.

All in all, we were happy with this experiment. Part of the fun was guessing who had prepared each box, but it wasn't really all that hard, knowing everyone as well as we do. However, some of us would have preferred knowing for whom they were preparing a gift so that it could be more personal.

Will we repeat this experiment next year? Perhaps, but perhaps we will try something altogether different. After all, there is no point in repeating oneself. Who says change can't be a tradition?

Le 28 décembre : Succès ! La fête du déjeuner et l'échange de cadeaux ont été un plaisir pour toute la famille. Tel que prévu, nous avons pris des numéros pour déterminer l'ordre dans lequel nous choisirions une des six boîtes enveloppées identiquement. (Si vous pensez que cela est bizarre, un Noël, quatre d'entre nous avons passé plusieurs heures engagés dans une procédure parlementaire pour décider qui pouvait ouvrir quel cadeau. Bon, cela était vraiment bizarre ; amusant, mais bizarre ! )

Cependant, vous deviez dire à vous-même, « Les six boîtes étaient identiques, ainsi donc comment peut-on choisir ? » Eh bien, d'abord nous ne voulions pas choisir notre propre boîte que chacun avait enveloppée d'une manière unique. Et puis, chacun prendrait et secouerait doucement les boîtes. Le critère de chacun était très individuel : la boîte pouvait être jugée la plus lourde ou la plus légère, peut-être qu'elle était plus déséquilibrée, ou peut-être que le contenu cliquerait ! Après avoir tous choisi une boîte, nous les avons ouvertes dans l'ordre inverse, selon la parole « Le dernier sera le premier. »

Et voici ce qu'il y avait dans les boîtes :

  1. Le poème « Rubáiyat de Omar Khayyám », un pain français, une bouteille de vin de Bordeaux, un morceau de fromage de Comte et deux verres à vin en aluminium pour faire un pique-nique dans les terrains sauvages avec son amour.
  2. Une trousse à outils pour ouvrir les bouteilles de vin. Le premier outil a l'apparence d'un lapin et il s'appelle « Le Lapin ».
  3. Une trousse de douze jeux (les échecs, le jeu de dames, etc.) et une variété de casse-croûtes.
  4. Un beau saladier en bois fait à la main, une bouteille de vin, une barre chocolatée et un livre de recettes pour faire des repas en 30 minutes.
  5. Un mug de voyage, un pot pour faire du chocolat chaud, un outil (qui s'appelle « Stirsby ») pour remuer quelque chose, une boîte de chocolat et une belle écharpe de laine.
  6. Un appareil pour la cuisine qui peut mélanger, hacher ou pulvériser la nourriture. Il s'appelle « MagicBullet » (une balle magique) parce qu'il a la forme d'une balle.

En tout, nous étions heureux de cette expérience. Une partie du jeu était de deviner qui avait préparé chaque boîte, mais cela n'était pas trop difficile, nous connaissant les uns les autres si bien. Cependant, certains auraient préféré connaitre pour qui il préparait un cadeau pour le rendre le plus personnel.

Est-ce que nous répéterons cette expérience l'année prochaine ? Peut-être, mais peut-être que nous essayerons quelque chose de totalement différent. Après tout, il n'y a aucune raison à se répéter. Qui dit que le changement ne peut pas être une tradition ?



Here with a Loaf of Bread beneath the Bough,
A Flask of wine, a Book of Verse — and Thou
Beside me singing in the Wilderness —
And Wilderness is Paradise enow.

From the poem Rubáiyát of Omar Khayyám, translated into English by Edward Fitzgerald.

Ici avec un pain dessous la branche,
Une bouteille de vin, un livre de vers — et vous
À côté de moi chantant dans les terrains sauvages —
Et les terrains sauvages est paradis maintenant.

Du poème Rubáiyát de Omar Khayyám, traduire en anglais par Edward Fitzgerald et traduire en français par l'auteur de cette histoire parce qu'il ne peut pas trouver sur l'Internet une version française qui exprime les mêmes idées.